Twitter vous connaissez? C'est cette plate-forme de micro-bloging qui permet à tous ses utilisateurs de bloguer grâce à des messages courts (140 caractères maximum) et de suivre en temps réel, les communiqués d'autres micro-blogeurs en les « twittant ».
Peu après l'annonce d'un accord entre Microsoft et Twitter pour l'indexation des billets dans le moteur de recherche Bing, Google vient de faire de même. Que signifie cette accord?
Certes, Google se devait de réagir rapidement face à l'annonce de Microsoft, afin de ne pas perdre de terrain sur le marché du social média. Pour autant, cet accord révèle également les orientations stratégiques de Google sur le web du futur et en conséquence, sur le futur du référencement.
Récemment, lors du sommet Gartner Symposium/ITxpo Orlando 2009 le PDG de la firme Google, Eric Schmidt a partagé sa vision du web du futur en rappelant que les informations en temps réel était aussi importantes que les informations classiques. L'accord Google Twitter va dans ce sens:
Cependant, cet accord ne profite pas qu'à Google: récemment, un hacker à rendu public des documents confidentiels de la société Twitter, évoquant la stratégie future du groupe. Ces documents présentent le nouveau modèle économique de Twitter: il prévoit entre autres, la possibilité d'insérer des annonces Adsense dans les Tweets, mais aussi la mise en place de « tweets sponsorisés ». Un nouveau marché pour le référencement payant ?
Néanmoins, comme le remarque Eric Schmidt, le principal problème pour Google, réside dans la façon d'indexer les billets de Twitter: comment hiérarchiser les billets en fonction de leur pertinence sur un sujet donné?
De plus, selon la Havard Business School, il est difficile de considérer Twitter comme un baromètre efficace de l'opinion : selon une étude, sur un panel de 300 000 utilisateurs, 10 % des blogueurs sont à l'origine de 90% des contenus. Quid de la fiabilité du contenu indexé, mais aussi de l'impact de ces « leaders d'opinion » sur les résultats des moteurs de recherches? Le référenceur va t'il devoir se transformer en "twiterologue"?
Une seule chose est sûre à l'heure actuelle, le web 2.0 est la cible des grands noms de la recherche web. En d'autre terme : référenceurs, il va falloir twitter !
Votre commentaire: